- O S M
- Osm Temara
- Galerie Photos
- Fectamted
- Nos Centres
- Nos Chefs
- Administration
- Histoire
- B-Powell
- La Methode Scout
- Arts de Scoutisme

B - POWELL
...>> Les garçons du siège de Mafeking ne pourront oublier ainsi leur chef. Beaucoup de correspondances s'échangeaient entre lui et eux. D'autre part, son manuel "Aids to scouting" écrit en 1899 était utilisé par plusieurs éducateurs comme méthode d'entraînement pour l'observation et l'instruction des garçons. A la demande de Sir William Smith, fondateur des "Boy's brigade", il écrivit ses idées sur la manière dont le "Scouting" pouvait être adapté à la jeunesse. L'intention de Baden-Powell n'était pas d'écrire une méthode facultative pour les organisations de garçons déjà existante, mais de lancer un mouvement autonome.
À la suite de cette demande, il publie "Scouting for Boys" au prix de quatre sous. Sir Arthur Pearson s'y intéresse et soutint cette publication dont on vendit plus d'un million d'exemplaires du vivant même de Baden-Powell. Ajoutons cependant qu'avant décrire ce livre, Baden-Powell voulut en faire l'Expérience, ce qui s'est réalisé en 1907.
En 1907, Baden-Powell choisit une vingtaine de garçons dans différentes classes de la société. Ils les amena dans l'île de Brownsea sur la côte anglaise. Il leur donna ses plans d'ordre pratique et un haut idéal de vie, leur suggérant l'accomplissement d'une bonne action journalière comme moyen d'acquérir l'habitude de penser aux autres. Durant les deux semaines qu'il a vécues avec ces garçons, il les instruisit au moyen de jeux et d'exercices, il leu révéla l'art de comprendre la nature et de s'en servir, comment tracer des signes de pistes et se tenir à l'affût. Il leur apprit aussi à se diriger d'après les étoiles, à se suffire à eux-mêmes, à cuisiner et à se débrouiller sans se faire servir. Il y ajouta une règle de conduite, et après avoir consulté plusieurs codes, tel celui de la chevalerie, il composa la loi scoute en 10 articles. Ainsi, il liait les activités stimulantes aux résolutions morales.
Il abandonna l'idée de ne proposer qu'une activité additionnelle aux organisations déjà existantes, pour instituer une organisation autonome. En effet, les quinze fascicules de "Scouting for Boys" n'étaient pas encore sortis de presse que déjà des garçons eux-mêmes commençaient à former des patrouilles avec ou sans l'aide d'adultes. Il devenait évident que si on voulait éviter les erreurs, il fallait former une sorte d'organisation.
Baden-Powell eut à choisir : soit continuer sa carrière militaire, soit prendre la direction des Boys Scouts. Ayant fait son choix, il démissionna de l'armée. Il fut ridiculisé par les uns, critiqué par les autres, mais fort encouragé par le roi Édouard VII. Choisir les scouts fur un risque et un sacrifice, car il était fier de sa profession de militaire.
Baden-Powell était très sociable : il détestait l'hypocrisie mais n'offensait personne tant il était sincère. Sa foi profonde trouvait son fondement dans le contact avec la nature. Il ne formula jamais ses opinions religieuses, mais il a fondé la loi scoute sur des principes que nous apprenons par la pratique plutôt que par la théorie : les dix articles sont positifs et vont de pair avec la promesse.
Toujours actif, il n'avait d'autre détente que le changement d'activité. Il préférait comme sport le camping, l'exploration, l'alpinisme et d'autres activités de plein-air. Quant à la gymnastique, il se contente de recommander l'entraînement, le camping et les jeux scouts. Il dormait dehors le plus souvent possible, faisait ses exercices et sortait avec son chien, souvent au "pas scout" appris chez les Zoulous.
Baden-Powell avait des habitudes simples. Il cessa de fumer dans les premières années de sa carrière d'éclaire, quand il découvrit que cela émoussait le sens de l'odorat.
En 1920, il est nommé chef scout du monde. À l'occasion du 21e anniversaire du scoutisme, Baden-Powell est anobli par le roi Georges V. Il prend le nom de Lord Baden-Powell of Gilwell, du nom d'une propriété qu'il a reçue de la famille McLaren pour en faire un centre du scoutisme mondial et une grande école de formation des chefs. Il avait dépassé la cinquantaine quand le mouvement scout fut bien établi. Il se maria en 1912 avec Miss Olave St-Clair Soames.
Plus qu'octogénaire, il s'établit au Kenya dans l'Afrique de son cœur, où il mourut à Nyéri le 8 janvier 1941
. Ses dernières paroles furent les suivantes : «Il est essentiel pour avoir une paix universelle et permanent qu'un changement total s'accomplisse dans l'esprit des gens. Il faut une compréhension mutuelle plus profonde, plus solide pour l'abolition des préjugés nationaux de façon à voir d'un oeil sympathique et amical tous ces nouveaux compagnons ./.
------------------>> PAGE 1
